La Mique.

                C'est un plat de la Région qui est bien connu et apprécié surtout l'hiver dans le Lot mais aussi en Corrèze et en Dordogne.

                Voici une présentation :

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C'est moi qui l'ait réalisée.

Voici la recette:

        C'est la Mique levée à la soupe et son petit salé.

Recette pour 6 personnes

Il faut 3 heures 30 pour faire lever la Mique; la cuisson est de 2 heures 15 mn.

Les ingrédients pour la Mique sont:

500g.de farine et 4 oeufs, 16g. de levure de boulanger, 2 cuillerées à soupe de lait, 1 grosse cuillerée à soupe de graisse de canard, 1 pincée de sel.

 

Les Ingrédients pour la soupe sont :

3 kg. de petit salé dans l'échine, 1 chou moyen coupé en 6, 3 grosse carottes coupées en 2, 6 petits navets et 6 blancs de poireaux, 6 petites pommes de terre, 1 oignon piqué de 2 clous de girofles, 1 bouquet garni, sel, poivre.

Préparation de la Mique:

Faire dissoudre la levure dans les cuillerées de lait.

Verser la farine dans une jatte, casser les oeufs au centre,

Ajouter la graisse de canard, la levure délayée et le sel,

Pétrir longuement en pâte souple et homogène (20mn),

Rouler la pâte en boule, la poudrer de farine, et la placer dans la jatte.

Couvrir d'un linge, laisser lever au chaud pendant 3 heures au minimum.

Il faut qu'elle double de volume, en se craquelant.

Pendant cette attente:

Rincer abondamment le petit salé sous l'eau froide,

Le sécher dans un linge afin de faire partir l'excédent de sel.

(cette opération peut être évitée avec du petit salé dit "demi-sel").

Le placer ensuite dans un faitout et remplir d'eau au trois quart.

Porter à ébullition et laisser cuire 1 heure.

Entre temps:

Laver et éplucher, puis couper les légumes,

Le chou en 6, les carottes en 2, ficeler les blancs de poireau en botte et mettre à cuire.

Une demi-heure plus tard, déposer la Mique sur le bouillon.

Faire cuire 1 heure à petits frissons,

Retourner la Mique après 30 minutes de cuisson à l'aide de 2 spatules.

SERVIR:

Dans un grand plat chaud, la Mique au centre, entourée du petit salé et de tous les légumes.

Si vous voulez respecter la tradition.... partager la Mique en morceau à l'aide de deux fourchettes et non pas avec un couteau.

La Mique peut se faire réchauffer le soir au micro-ondes et elle garde la même saveur que lorsque vous la sortez du faitout.

Elle peut être accompagné d'un bon Cahors, d'un Pécharmant mais en petite quantité car la Mique Gonflera votre estomac et si vous buvez beaucoup, vous serez vite "calé".

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La Mique avec son petit salé et les légumes.

ET CONNAISSEZ-VOUS LA.....

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Manger la mique au mariage ? Pourquoi pas !

Maintenant un repas bio!

Un repas bio

Le Chabrol.

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.Le Chabrol. Bien que cette coutume ancienne se perde, elle demeure encore dans les fermes de notre région. Dans ma jeunesse, nous ne connaissions pas les jus de fruits actuels avec leurs conservateurs industriels.

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     Nous mangions du vrai "BIO" et nous buvions du Vrai "BIO"!

J'avais  13 ans  et à la fin juin, l'école était finie, j'allais aider certains exploitants agricoles, à rentrer les foins, à rentrer et pendre le tabac et, il y avait aussi les vendanges en septembre. A cette époque là, la rentrée à l'école se faisait fin septembre.

Donc, durant ces travaux, j'étais invité aux différents repas dans ces fermes.

A 10 heures, le matin il y avait une halte au travail;nous nous rendions à la ferme pour se reposer et faire "chabrol". Je me souviens  de cette grosse marmite en fonte qui chauffait au cantou. Elle était remplie de soupe, d'un bon bouillon avec beaucoup de légumes (haricots en grains, carottes, navets, de la citrouille, des poireaux, du chou, des pommes de terre, de l'oignon, du céleri et du bon pain fait par le fermier).

Quand nous avions presque fini notre assiette de soupe, nous  y versions , lorsque nous avions très chaud, de l'eau fraîche provenant d'un puis et une rasade de vin. Ce vin du propriétaire était peu alcoolisé  et il était très fruité. En plein été, cette soupe chaude, puis le chabrol nous désaltéraient mieux et avec moins de mal que les bières ou les jus de fruits d'aujourd'hui.  Après cette soupe, nous avions droit à diverses conserves de la ferme selon les jours ou les périodes, puis une salade  qui poussait dans les champs; c'était du "chicon" qui était tendre et savoureux. Nous repartions au travail, ensuite jusqu'à midi et demi. A midi, il y avait à nouveau la soupe et le chabrol, à l'époque il ne se buvait pas d'apéritif ou très rarement. A 13heures 30 environ, nous repartions au travail jusqu' à 17heures30, voir 18 heures. Les fermiers allaient traire leurs vaches et après nous soupions. Au souper il y avait toujours le chabrol et d'autres plats. Nous repartions à nouveau dans les champs jusqu'à la nuit. A l'époque, les tracteurs étaient très rares dans nos fermes. Les transports, les labours s"effectuaient avec les boeufs;certains possédaient un cheval mais beaucoup de petites fermes ne pouvaient financièrement pas se munir d'un tracteur, même d'un cheval.

Le chabrol, donc était un fortifiant, un réconfort, face aux travaux pénibles des exploitations .  Le sarclage des betteraves que l'on donnait l'hiver aux vaches, se faisait à la main.

Je vous parle d'une commune où il n'y avait pas d'eau courante et cette dernière n'a été mise par la commune qu'en 1961.C'était une époque où l'on prenait le temps de vivre, de respirer le bon air, de manger de bons produits qui étaient sains.

Et c'est fromages de chèvres que l'on savourait en septembre avec des noix fraîches et du vin nouveau! C'était un régal. La fermière ,qui les faisait, allait garder ses chèvres sur les collines et ces dernières broutaient les pousses tendres des genièvres. Le lait en était parfumé, aussi les fromages avait une saveur à la fois sauvage et délicieuse au palais.

 

 

Le Vin de Noix.

 

                                   Les fermières savaient préparer aussi certains apéritifs.

                                  Ses Ingrédients.

- 5 litres de bon vin rouge à 12° ou 13°,

- 36 noix vertes .

- 1 kg de sucre,

1 gousse de vanille,

-2 bâtons de cannelle,

- 1/2 litre d'eau de vie à  80°.

La Préparation :

Mettre le sucre dans une casserole avec 1 litre de vin, la vanille fendue et la cannelle.

Faire chauffer à feu doux en remuant sans cesse pour faire fondre le sucre. Concassez les noix en laissant le cerneau et le brou et mettez les dans un grand bocal avec le vin  aromatisé et sucré  et l'eau de vie. Ajoutez le reste  de vin. Laissez le tout macérer minimum 40 jours , puis filtrez et mettez en bouteille.

 

 

Le Gâteau aux Noix.

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Sa préparation demande 20 minutes et sa cuisson 45 minutes.

Les ingrédients pour 6 personnes sont les suivants :

200 grammes de cerneaux de noix;

100 grammes de beurre, 100 grammes de sucre en poudre,

    3 oeufs, 200 grammes de farine,

   1/2 sachet de levure  sèche,  et une pincée de sel,

   1 sachet de sucre vanillé.

La cuisson.

   Mettre dans un récipient le beurre fondu, le sucre et les oeufs entiers. Bien remuer et ajouter la farine, la levure et le sel. Broyer les cerneaux de noix et les incorporer au mélange.

   Verser dans un moule à manqué huilé et fariné, et faire cuire au four 5/6 pendant 45 mn. Laisser refroidir sur une grille et déguster froid.

Lou "TRIMPIL"

Connaissez-vous le "Trimpil" qui se prononce "Trimpil " en patois.

Autrefois, quand le Paysan cuisait son pain,   avec la dernière pâte qui lui restait, il faisait une boule de pain qu'il mettait dans son four chauffé au bois, allumé avec des ronces, des buissons noirs, voire comme faisait un de mes oncles, qui avait un grand four dans lequel il engouffrait des genièvres entiers. Inutile de vous dire le parfum et le goût de ce pain.

Pour en revenir au "Trimpil", dès que cette boule de pain était cuite, il la retirait du four et si nous étions présents, nous étions invités à déguster ce pain chaud  que nous coupions en morceaux dans un grand bol de vin récolté par le fermier et dans lequel on y ajoutait plusieurs morceaux de sucre. C'était délicieux et à l'époque nous rentrions à pied chez nous, nous n'avions pas de voiture car nous n'en avions pas les moyens et les crédits n'existaient pas pour ce genre d'achat.

Cette invitation au "trimpil" se faisait pour nous, une fois par an dans une ferme qui depuis n'existe plus.

Mon oncle avait une autre recette qui consistait à faire ses propres camemberts avec le lait de ses vaches.

Dès qu'il avait retirer tout son pain du four et que ce dernier descendait à une température adéquate pour lui, il y introduisait  ses fromages qu'il laissait un certain temps puis après, il les mettait dans sa cave humide.

J'ai eu le plaisir de déguster ses camembert, c'était un délice;leur parfum vous embaumait le palais!!!.

La culture  polyvalente à l'époque de ma jeunesse permettait aux petits paysans  qui faisaient leur vin, leur pain, qui avaient leurs propres animaux, des moutons, une ou deux chèvres, des vaches, toute une variété de volailles, un ou plusieurs cochons, d'avoir une nourriture variée, avec un vrai jardin potager qui ne souffrait pas des maladies ni souvent de la sécheresse. Ils vivaient chichement; ils n'étaient pas envieux. Ils se contentaient de peu et surtout, ils prenaient le temps de vivre. Ils avaient une autre qualité de vie; ils n'étaient pas à la recherche du profit à outrance comme aujourd'hui.

La culture industrielle, les OGM, sont entrain de détruire non seulement la qualité de notre nourriture, non seulement notre qualité de vie, mais surtout, ils nous conduisent à la disparition de l'espèce humaine et le malheur, c'est qu'ils ne s'en soucient peu; ils sont toujours à la recherche de la rentabilité pour eux.

Une histoire retrouvée en Quercy!

LE RATAFIA: UNE HISTOIRE VIEILLE EN QUERCY!

 

Plus on en boit, plus on va droit dit un proverbe régional. Nos pères et leurs aïeuls en fesaient leur boisson préférée avant qu'arrivent les vins cuits commercialisés.

En Quercy,  quiconque y séjourne sans goûter ce délicieux nectar commétrait une grave erreur aux yeux de tout Quercynois qui se respecte. Avant de vous inciter à trinquer, un peu d'histoire s'impose en remontant dans le temps.

Le ratafia (appelé dans les fermes Quercynoises, le RIQUIQUI), car il est  fait de raisin fraichement recueilli lors des vendanges dans ces vignes autrefois familiales, il est filtré, avec du sucre.

Il semblerait qu'il aurait été introduit en France par les légions romaines au cours de leur occupation dans notre région.

Le ratafia, par son goût extra, sa notoriété  au fil des siècles, sont nombreux ceux qui savent l'apprécier. D'après des archives amusantes, aux environs des années 623 à 632, le bon Saint-Eloy, originaire de la Haute-Vienne, en connu l'existence d'une façon simple.

Un jour, il décida de se rendre en Quercy,  n'ignorant pas qu'en pays quercynois, existait un lieu de pèlerinage célèbre de tout temps: Roche-Amadour.Il prolongea son voyage pour aller prier sur la tombe de Zachee, le publicain de Jéricho, qui avait reçu le nom d'Amadour à cause de son grand amour pour J.Ch.et sa sainte mère. Donc, Saint-Eloy s'est mis en route pour Roche-Amadour qui ensuite devint Roc-Amadour et allant vers ce lieu pieux il passa par Sérénus, aujourd'hui Saint-Céré.Mais fatigué par une route pénible, il éprouva le besoin de se reposer et de se réconforter. Il fût entouré de tous les soins des habitants qui mirent à sa disposition tout se dont ils disposaient et en particulier une belle jarre de ratafia.Il apprécia, non seulement le geste de nos ancêtres, mais aussi la qualité de ce délicieux breuvage.Aussitôt, il commanda quelques outres qui se trouvaient disponibles et on apprit par la suite que ces dernières avaient été destinées à la cour et à son roi.

Deux siècles plus tard, en 855, l'archevèque de Bourges, Saint-Rodolphe de Turenne, de la famille des Turenne qui régnait sur ce vicomté en souverain décida d'aller visiter ses nouveaux sujets et ses terres. C'est ainsi qu'en chevauchant sa mule, il se présenta aux portes de Saint-Céré, accompagné d'une longue escorte.Il fût reçu en grandes pompes par ses administrés qui flairant une bonne aubaine, se rendirent en foule au-devant de leur noble visiteur; les uns lui offrent les meilleurs produits de leur pêche, les autres les plus beaux fruits et l'un d'eux lui tendit sans aucun protocole, une coupe de ratafia.

Saint-Rodolphe qui, conquis, en demanda une nouvelle coupe, puis une autre et encore une autre et si bien que séduit  par l'affabilité du Quercy, la douceur du climat, l'affabilité des indigènes, il décida de fonder immédiatement un monastère qu'il plaça sous la règle de Sain-Benois en donnant à des moines détachés de l'abbaye de Solignac, l'ordre de se livrer  à la culture de la vigne et de soigner tout particulièrement la fabrication du délicieux ratafia.

Bien d'autres histoires pittoresques et riches en anecdotes pourraient être citées, mais un cahier complet n'y suffirait pas.

 A tous ceux qui sont tentés de croire au dicton du début de cet écho, nous rappellerons simplement les problèmes que rencontra le pauvre Durand, un jour, comme meunier au moulin de Gary, tout proche de Saint-Céré. Ce meunier parcourait  la campagne chaque samedi, pour échanger son blé contre la farine.

Un matin de juillet, notre Durand arrivait péniblement sur la place de l'église du petit village de Saint-Michel-Loubéjou et M le curé Gaillard qu'il connaît bien, lui dit: "eh bien! Durand, tu n'as pas soif?"."Oh si!, je boirais bien un peu de ce ratafia que vous consommez, monsieur le curé, quand vous êtes malade". Sitôt dit, sitôt fait. Mais après, lorsqu'il voulut défaire le noeud simple qui attachait la corde de sa mule à un arbre, curieusement celui-ci était devenu double, puis triple,  en présentant un aspect terriblement compliqué, trop compliqué pour Durand...

J'ai pu moi-même déguster ce fameux  ratafia comme suit :

C'était au mois de juillet 1957 où,une après-midi avec mon copain, Lucien, plus âgé que moi, qui n'avait que seize ans, nous décidâmes de nous rendre à pieds, à la pêche à la Dordogne.Partant donc  du lieu-dit à Cieurac, "Les Granges", nous prenons la route qui conduit vers le Roc sur trois cents mètres quand un agriculteur, ami, nous interpelle pour nous demander si nous pouvions l'aider à d'ébourgeonner son champ de tabac.

Nous nous sommes regardés et je dis à Lucien: " Je ne l'ai jamais fait".

Il me répond:" Je te montrerai". "Il y en a pour longtemps lui demandai'je?" " Une heure me dit-il"et il ajouta:"On y va""? "Situ veux lui dits-je". Et nous voila lancés dans ce débourgeonnage. Au bout d'une bonne heure, nous avons fni. Le propriétaire du champ était content." -Pour moi tout seul j'en avais pour toute une après-midi, nous dit Philippe Barrière qu'on appelait "Philippou".

Puis il ajoute :"venez je vais vous offrir à boire!" Il nous amène dans sa grande cave où se trouvaient de grosses barriques de 200 litres.Il en débonda une pour y introduire un tuyau, comme un morceau de tuyau d'arrosage, prit un grand verre, aspira dans le tuyau où il sortit un liquide coloré par la futaille; c'était du "Riquiqui". Quand j'ai goûté ce ratafia donc, c'était un vrai délice.Je vous jure que jamais j'en ai but d'aussi bon. Philippe BARRIERE savait faire du bon ratafia.Il en avait au moins deux barriques de 200 litres chacune. Il avait plusieurs vignes; c'étaient des vieux plans qui donnaient des vins entre 7  et 9 degrés au maximum où l'on trouvait vraiment le goût du raisin d'ailleur, les nombreux perdreaux rouges, qu'il y avait en ce temps là , se régalaient avec ces raisins, ceux qui leur permettaient de chanter fort.  Le pesticide, les sulfates à outrance n'existaient pas encore, du moins chez nous.

Ensuite nous partîmes tranquillement à la pêche avec ce bon souvenir de ce riquiqui à Philippou, qui nous a fait du bien et qui nous a pas rendu malade.

Un souvenir agréable!

Hélas toutes ces vignes ont disparu, maintenant on ne trouve que des vins cuits industriels, qui n'ont rien à voir avec notre ratafia du Quercy. Ces vignes de l'époque se composaient de trois plans en général, l'hotello, l'herbemont et le noah, trois plans que les gouvernements avaient décidé de supprimer; Maintenant vous n'avez plus de bons vins de table pour boire régulièrement avec modération, mais c'est nouveaux vins font au minimum 11 dégrès, 12 degrès, c'est trop fort pour accompagner nos plats à la maison et en plus, on ne trouve plus vraiment le goût prononcé du raisin, qui  le parfumait. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                La CUISSON du POISSON De LA DORDOGNE

                                                             Le Poisson Blanc; c'est à dire la vandoise, le chevesne et surtout le barbillon (petits barbeaux).

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Le Chevesne.

                      J'ai eu rarement le plaisir de déguster ces poissons fricassés dans une grande poêle, avec de l'huile de noix, sur de la braise et au cantou chez une de mes tantes; ces poissons imprégnés à la fois du  goût de la noix et du parfum de la fumé du cantou, fournissaient au palais une saveur sauvage et naturelle dont je garde encore un souvenir inoubliable.

                       Au printemps et l'été on peut aussi déguster ces poissons frits en y ajoutant du persil et de l'ail ; puis vous repérez une vigne sauvage qui possède des grappes de raisin encore vert; vous en prenez quelques unes. Ensuite vous écraser les grains qui vont vous donner un verjus que vous verserez dans votre poêle en mélangeant avec le jus du poisson, vous faites chauffer et quand c'est chaud, vous arrosez vos poissons avec; ces derniers que vous avez avant mis dans un plat peuvent être, pour ceux qui restent, mangés froids, le soir ou le lendemain, alors,  ils seront d'avantage imprégnés par la sauce et n'en seront que meilleur. A la cuisson vous salez votre poisson de chaque côté quand vous le retournez, on peut y ajouter du poivre moulu.

                       Pour les gros barbeaux, d'autres  vieilles recettes de cuissons des pêcheurs de la Dordogne s'imposent :

                       Un gros barbeau d'un kilo et plus se faisait à la sauce au vin et se dégustait  surtout l'automne et l'hiver avec la mique; c'était pour nous qui étions jeunes, un vrai régal.

                       Il faut d'abord couper le poisson en morceau puis le faire revenir à la poêle, le saler et ensuite, mettre les morceaux dans une cocotte en fonte avec le jus de la friture, il faut y ajouter du vin ordinaire ou du corbière, une couenne de porc, un bouquet garni, du laurier, du thym, un oignon, une gousse d'ail.

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Un barbeau.

                       Une autre recette, qui est également valable pour le brochet et même un poisson de mer, le colin, change du poisson au court-bouillon.

                       Il s'agit de faire cuire le poisson en papillote; pendant sa cuisson, vous préparez le plat de sauce suivant:

                  dans un bol, vous mettez du sel du poivre puis vous ajoutez du vinaigre de vin et de l'huile. Ensuite, vous vous procurez des fines herbes, quelques feuilles d'oseille que vous allez hacher menu, vous faites cuire un oeuf dur que vous ajouterez aux fines herbes et à l'oseille; faire le mélange pour hacher le tout. Mettre ce hachis dans le bol avec la sauce vinaigrette. Quant le poisson est cuit, mettre sa sauce de cuisson dans le bol de vinaigrette. Pour la cuisson du poisson mettre un peu d'huile sur le papier sulfurisé, y déposer le poisson entier après l'avoir salé et poivré à l'intérieur, puis bien l'envelopper et le mettre à cuire dans son papier sulfurisé que vous aurez déposé au fond d'un plat pour le mettre au four. Quand le papier change de couleur, qu'il devient marron, le poisson est cuit; la cuisson varie selon la grosseur du poisson et cela était un vieux repère pour les temps de cuisson qui imposent, bien entendu une surveillance certaine.

                               Un autre poisson de rivière:  LA PERCHE.

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La perche, c'est la perdrix de la Dordogne ! elle se déguste frite à la poêle.

 

Puisque nous parlons cuisine ou plats du terroir, nous pouvons également nous pencher sur des raretés de petits restaurants familiaux. Jadis, chaque petit village avait un petit restaurant familial dont les propriétaires font eux-mêmes leurs conserves. Certains, dont le mari, les enfants étaient des pêcheurs professionnels, offraient des plats de poissons ou de fritures tels que goujons, ablettes. D'autres, c'était du gibier avec des cèpes. En entrée, selon l'époque il pouvait y avoir des omelettes aux cèpes, aux champignon de Mars, dit le champignon de la Saint-Georges, aux girolles ou des pommes de terre sautées avec des champignons qui poussent au pied des peupliers, des sureaux, des noyers. Tout celà cuit dans une cheminée, "au cantou" sous la braise, parfumait la pièce et vous aviez à la fois le goût et le parfum du plat qui vous laissaient un souvenir inoubliable.

Malheureusement beaucoup de ces petits restaurants familiaux ont fermés à cause des normes européennes. Les cuisines n'étaient pas aux normes, mais c'étaient des cuisines de famille et il faut combien de millions pour avoir une cuisine aux normes et qui tous les deux ans doit encore suivre les normes? Dégouttés, les propriétaires ont préféré  arrêter et fermer leurs petits restaurants.

Cependant, l'été, juillet et août, nous avons  parmi des petits restaurants qui fonctionnent encore celui-ci :

a MASCLAT .

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En pleine campagne, au fond d'un petit vallon vous trouverez ce petit restaurant au bord de cet étang rempli de carpes, ou nagent des canards. Les propriétaires ne vous servent qu'un repas unique. Voyez la suite.

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L'autre face de l'étang.

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Une vue sur une partie du restaurant. Le soir, au calme, c'est un régal de détente!

 

MA SOUPE A LA TOMATE.

Prendre un plat assez grand y mettre un peu d'huile (huile de pépin de raisin), y couper un oïgnon en rondelle et laisser jusqu'à ce que les rondelles de l'oïgon soient rissolées et couper en morceaux  vos tomates...

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Ceux sont bien entendu mes tomates du jardin ( variétés diverses: la merveille des marchés, la fournaise, la tomate russe, la montfavet). Lorsque le plat est rempli, mettre deux moyennes pincées de sel, du poivre, et j'y ajoute 4  à 5 feuilles de laurier sauce, du thym, 3 à 4 clous de girofle...

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Laisser cuire une demi-heure environ...

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Dès que la tomate est cuite la passer au presse légume...

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Voici ce qui reste de tout le plat, en déchet.

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Et voici votre soupe...

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Une fois que celle-ci est froide, je la mets dans des bouteilles d'eau avec un entonnoir et j'ai ainsi ma soupe pour l'hiver que je mets au congélateur. Je sors la veille une bouteille que je laisse décongeler et le lendemain je prends juste la quantité qu'il me faut et je place le restant de la bouteille au frigo. Quand je veux prendre ma soupe, environ un tier de la bouteille ou plus, cette quantité je la fais  bouillir à nouveau et j'y ajoute soit du vermicelle, soit du pain dans une soupière avec du gruyère.

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Je vous assure que la tomate a bon goût et, bien entendu, une fois l'opération terminée le nettoyage du gaz et des ustensiles de cuisine utilisés sont nettoyés sans çà, la patronne n'est pas contente!

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Et c'est ainsi que depuis plusieurs années nous avons pour l'hiver, notre soupe à la tomate qui est plus saine que celle que l'on achète en sachet dans les grandes surfaces. Depuis une dizaine d'années j'ai du préparer aini dans les 90 bouteilles de tomates. Celles se conservent longtemps au congélateur et du fait que l'on fait rebouillir cette tomate, celle-ci conserve absolument sa saveur.

ET MAINTENANT, UN DIGESTIF!

 LA LIQUEUR de GENIEVRE!

    Bien qu'avec le changement climatique ramasser des baies de genièvre ce n'est pas évident car elles se font de plus en plus rare avec cette forte sécheresse  de l'été, qui demeure, en outre, sans eau chez nous, en juillet et août, où les plantes se brulent, par le soleil.

 Ma préparation est la suivante:

 - Il faut : 60 grammes de baies de genièvre;

               2 litres d'eau de vie;

               500 grammes de sucre de  canne en poudre.

 Faire infuser pendant un mois et demi les baies de genièvre en grains dans l'eau de vie ( les baies doivent être très mures);

Après ce temps, filtrer la préparation et y ajouter 500 grammes de sucre déjà fondu avec un peu d'eau sur le feu et mêler à l'eau de vie;

Ensuite, laisser refroidir et mettre en bouteille.

Après un repas assé lourd, c'est un bon digestif naturel.

Au temps de mes grands-parents, il se faisait de la piquette de genièvre! (Lo djinibrète).

Il se mettait une certaine quantité de baies de genièvre dans une barrique d'eau et ensuite après avoir laissé l'eau prendre le goût de ce genièvre, ce breuvage remplaçait le vin.

A l'époque, le petits paysans avaient des vignes qui ne faisaient pas toujours la soudure entre la récolte présente et celle de l'année suivante alors, ils compensaient cette période manquante par cette piquette et le vin n'était bu que le dimanche.

Un passé où l'alimentation était réellement BIO!