Histoire.
Dans notre Quercy, les agglomérations que l'on constate, ont été tributaires des châteaux qui en ont fixé leurs emplacements ainsi que leurs topographies. Les Châteaux ont eu une importance capitale sur les origines et sur l'évolution de l'habitat.
Dès le début de l'ère féodale le Haut-Quercy subit la domination par les comtes de Toulouse et de près par des seigneurs tels que les vicomtes de Brassac, les vicomtes de Turenne, les sires de Gourdon et les Pons de Bergerac.Ils règnent sur la paysannerie.
La Vicomté de Turenne en 1370.
Autrefois, les bâtiments les plus important ont été le château et l'église. Ceux sont les symboles du pouvoir royal. A la fin du XIX° siècle, la République se lance dans la construction des mairies, des écoles, des gendarmeries et des palais de justice.
Nos villages du Quercy changent, car suite au décret de 1881, les communes sont obligées de construire une école ainsi que dans chaque hameau de ces derniers situé à plus de trois kilomètres et lorsque qu'il regroupe plus de vingt élèves. C'était instaurer un principe d'égalité pour tous devant l'instruction.
Dans nos villages modestes, ces bâtiments abritent la mairie et l'école. De 1970 à 1974, j'ai bien connu et vécu cela.
Aujoud'hui, ces écoles dans les hameaux ont été transformées en logements pour être loués à des nouveaux habitants de la commune.
Il y avait de nombreux petits commerces dans nos villages: j'ai bien connu un cordonnier au hameau de Cieurac, commune de Lanzac qui vivait seul dans sa pauvre demeure. Il était très handicapé et ne se déplaçait que très difficilement avec ses deux cannes. Parfois, il se cramponnait après les meubles de sa grande pièce qui lui servait à la fois de cuisine et d'atelier pour réparer les chaussures et autres articles en cuir.
Je me rappelle que de 1955 à 1957, tous les jours mon père allait le voir pour lui demandait de quoi avait-il besoin car il ne pouvait jamais sortir de chez lui. A l'époque, il y avait que très peu de voiture.
Au printemps, l'été, les gens du hameau de Cieurac, les voisins surtout, lui portaient des légumes et des fruits de leur récolte L'Automne, l'hiver, chaque jour, mon père me disait de lui porter du pain de la ville. Donc, en sortant du collège, je faisais les courses pour mes parents et le brave et gentil cordonnier, Mr.Noêl.
Il était toujours souriant, malgrés ses souffrance et il aimait bien blaguer.
Lorsque la Dordogne sortait de son lit, elle venait inonder sa maison presque à raser son plancher de la pièce où il vivait.
Pour lui porter ses commissions, il fallait que je passe par un sentier de fortune bordé par des ronces dans une propriété à l'abandon, pour accéder à sa porte d'entrée. Le soir quand il faisait noir, il fallait avoir une bonne pîle électrique.
C'est un camarade de collège qui habitait Cieurac et qui lui apportait ses courses qui l'a trouvé mort sur sa chaise de travail.
Nous avons été très pennés par sa disparition. J'aimais bien allé lui rendre visite; j'avais 14 ans. Il y avait aussi des voisines à mes parents qui habitaient seules et à qui on leur faisait les courses surtout en période de mauvais temps et lorsque la Dordogne couvrait toute la plaine. Cieurac se trouvait complètement isolé et il fallait faire cinq kilomètres à pied pour se rendre à la ville de Souillac. J'avais une bicyclette, mais je crevais souvent car les voies communales ou rurales étaient de la castine avec de nombreux nids de poule. Elles n'étaient pas éclairées.
A cette époque, on respirait l'air pur et on mangeait vraiment bio. On ne connaissait pas l'abus d'alcool fort, on préférait faire chabrol avec un petit vin de pays de nos petites fermes et quand il faisait chaud on y ajoutait de l'eau froide récolté dans un puis. Il ne se parlait pas de drogue.
Les vacanciers de cette époque, c'était surtout des jeunes qui revenaient au pays et nos villages étaient heureux de revoir leurs enfants chaque année.
Aujourd'hui, le tourisme ne possède pas les valeurs et les connaissances de la ruralité de cette époque. Les touristes parcourent la campagne un peu comme ils rentrent visiter un musée.
Pendant plusieurs années, j'ai passé des vacances en Bretagne; j'ai eu avec des braves paysans des connaissances sur la vie dans ces campagnes Bretonnes. Nous avions fait connaissance d'une fermière agée qui faisait une boisson spéciale pour les brûlures d'estomac ou les mauvaises digestions et qui était très efficace. Dès que l'on en avait bu un demi-verre, les douleurs s'estompaient. Elle nous en avait donné une bouteille que nous avions gardée plusieurs années et qui n'avait pas bougé. C'était à base de plantes; elle était très bonne au goût. C'était son secret.
Faire du tourisme, c'est savoir aller à la rencontre des gens du pays, savoir les respecter, savoir les écouter et savoir les comprendre.
Pour construire l'avenir il faut s'intéresser au passé, au mode de vie, pour ensuite avancer dans la bonne direction pour le bien de tous.


